L’allégorie de la caverne de Platon décrit une caverne dans laquelle des prisonniers, enchaînés depuis leur naissance, ne voient que des ombres projetées sur leurs murs par une source de lumière. Considérant ces ombres comme la réalité, ils ignorent tout de l’existence d’un monde en dehors.
Cependant, l’une d’entre eux, parvenue à s’échapper, découvre, ébahie, une toute autre réalité. Eblouie tout d’abord, par la clarté des rayons du soleil, elle découvre peu à peu ce nouvel univers et sera amenée à se poser la question de son retour ou non auprès de ses semblables dans la caverne, leur apportant ainsi sa connaissance du monde extérieur, mais anéantissant en même temps toutes leurs anciennes certitudes.
J’ai choisi cette allégorie, écrite par Platon il y a plus de deux mille ans, car elle trouve actuellement son écho dans la propagande des régimes autocratiques et la désinformation sur les réseaux sociaux. L’opinion publique, trompée par des informations biaisées ou même quelquefois totalement erronées, est manipulée et les voix dissidentes souvent étouffées. L’ombre de l’ignorance du monde de la caverne plane sur le monde extérieur libre.
De même, l’intolérable ségrégation dont sont victimes les fillettes, jeunes filles et femmes, çà et là de par le monde, au nom d’idéologies déviantes de l’absurde, n’est-elle pas aussi une illustration parfaite de cette allégorie de l’ignorance ? Interdire l’accès à la connaissance et à l’émancipation par la violence, entraver la liberté d’expression par la menace, autant de chaines à briser au nom de la connaissance et de la liberté...