Stanley Leroux s’attache à dépeindre des territoires sauvages passés sous silence et menacés par la pression humaine. Puisant son inspiration dans l’art pictural, il cultive un regard poétique et atmosphérique.

Au penchant résolument surréaliste, ses images sont réalisées dès la prise de vue. Cette démarche lui a valu, entre autres, une nomination au Wildlife Photographer of The Year et deux médailles d’or de la Société Nationale des Beaux Arts, devenant le plus jeune artiste photographe français à recevoir cette distinction.

Ses photographies ont fait l’objet d’expositions au Minato Mirai (Japon), à la Galerie Emilie Biens (Paris), au Carrousel du Louvre et au Salon de la Photo où il fut invité des Grandes Rencontres. Son travail d’auteur a été mis en lumière par The Huffington Post, GEO, National Geographic, France Inter…

Stanley Leroux a à cœur de prêter sa voix à la préservation de la planète. Invité à intervenir à la Fondation GoodPlanet, ses images ont aussi été utilisées par WWF Australia et le Museum d’Histoire Naturelle de Londres.

« Rêveries »
Les éléments de l’incertitude

Sous le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO
Stanley Leroux préfère représenter le ressenti que lui procure un territoire, plutôt que le paysage en lui-même. Comme pour le faire parler. Prenant l’Amérique Latine comme décor, il présente à travers ses « Rêveries » un recueil de six ans d’images, glanées aux confins des grands espaces désertiques du continent.
Glaciers titanesques tutoyant les Andes, rudesse de l’hiver altiplanique, dunes de sable aux mille lagons… Les sujets élus par l’auteur témoignent pour le moins d’une nature puissante, insoumise. Pourtant, nulle place à l’exubérance dans son travail. L’œil du photographe capte la force du territoire et des éléments climatiques en conjuguant finesse, douceur et sensibilité. Chacun de ses clichés est oxymore.
L’auteur compose avec formes, nuances et néant. La terre se fait matière. Parfois, le vide devient le sujet par essence. Sans repère d’échelle pour guider la lecture, à dessein : puisse le regard se perdre dans l’imaginaire, succomber à la rêverie…
Ce travail s’attarde sur des biotopes menacés par le réchauffement climatique et l’industrialisation, souvent dans l’indifférence médiatique et au détriment des peuples locaux. Au fil des ans, Stanley Leroux a revisité les mêmes territoires afin d’en observer
les évolutions. Aussi, ce projet porte-t-il une dimension mémorielle. Certains de ces clichés ne sont déjà plus réalisables à l’heure actuelle… Quand l’image devient souvenir.
« Rêveries », témoignage intimiste d’une Amérique Latine sauvage, avant qu’elle ne devienne qu’un rêve.

www.stanleyleroux.com